vendredi 25 juillet 2008

Vacances

Cher lecteur, chères lectrices,

Je me vois contraint de répondre suite aux nombreuses plaintes reçues par mon avocat.

Barney profite de ce beau temps pour perfectionner son swing, boire des glaçons gazouillants et voir ses amis et amies.

Il te souhaite d'excellentes vacances même si tu n'en as pas et te dit "A très bientôt sur le 2.0".

JF

jeudi 10 juillet 2008

Barney Stinson

Suit up !

La voici, l'ode à mon personnage préféré de la série mythique "How I met your mother" !

Dandy prétentieux, insatiable coureur de jupons à l'humour acéré & au charisme hors norme, Barney Stinson is "legen...wait for it...dary !".

Fan de golf et du "Laser game", détenteur d'un blog essentiellement axé sur les femmes, Barney est le célibataire à part de la série, le personnage largement au-dessus des autres. En outre ses amis ne connaissent pas l'origine de sa richesse, ni l'emploi qu'il occupe, ni pourquoi il connait tous les chauffeurs de taxi qu'il croise.

Adepte des plans foireux (avec son comparse Ted Mosby, "architect"), il hait le mariage (et tout ce qui va avec : balançoire, labrador, véranda & 307 SW) & prête un caractère mielleux et mièvre aux bons sentiments des "vieux couples".

Je ne veux pas couper l'herbe sous le pied des personnes n'ayant pas encore découvert la série ,cependant les raisons qui poussent Barney à toujours porter un costume (sauf pendant les enterrements) & à collectionner les femmes sont vraiment uniques (bandez-vous les yeux, je sais, vous aimez ça) : une mère qui a un fils blanc et l'autre noir & une énorme déception amoureuse alors qu'il était adolescent romantique.

Pour tuer le mythe, sachez que l'acteur, Neil Patrick Harris (le jeune médecin surdoué de Docteur Doogie, rappelez-vous) est homosexuel. Comme quoi, cher lecteur, comme le disait Jean Anouilh : "Les apparences suffisent largement à faire un monde".

Blog five !

mercredi 9 juillet 2008

Le Main Square Festival, la claque !

Cher lecteur, chère lectrice, pardonne mon absence longue de 6 jours, je suis en vacances depuis peu, il fait très beau dans le Nord (sic), je n'ai donc aucune excuse probante à mettre en avant.

Vendredi et dimanche je me suis rendu au Main Square Festival à Arras. Nous étions 15000 le vendredi et 27000 le dimanche (22000 le samedi). Particularité : un festival énorme sur la Grand'Place d'Arras qui appartient au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Au programme du vendredi : Boys Noize chauffait la place avec ses morceaux électro entrainants en terminant par le mix de Feist "My moon my man". Lui succédait le duo 2 many DJ's que j'ai un peu zappé à cause de l'alcool qui s'est invité dans mon Grand Corps Malade :) Justice continuait le travail avec la meilleure prestation de la soirée, avant de céder la scène à Underworld qui ne m'a pas emballé. Toutefois, vu leur longévité sur la scène électro, respect. La soirée se terminait par l'inénarrable light show des Chemical Brothers, tête d'affiche de la soirée. Une soirée géniale entre potes, comme on en souhaiterait plus souvent !

Le samedi ton bloggeur préféré était indisponible mais la programmation ne l'attirait pas plus que ça : Mika, The Kooks, The Hoosiers, BB Brunes (Oups), Panic at the Disco & Digitalism (ah sympa).

Le dimanche était le grand jour pour 27002 personnes : l'unique festival français de Radiohead en 2008. Tout commençait par l'entrée très réussie des Vampire Weekend (dur dur comme cadre : Arras à 16h30 sous les gouttelettes de pluie, il vaut mieux être bon). Leur succédait le trio déjanté The Wombats "from Liverpool" qui déclarait "nous rock" :) J'avais ensuite un a priori négatif sur les performances live du duo The Do (complété du batteur Serge, important). Il a vite été balayé par la présence scénique, l'humour (et la beauté pure) de la chanteuse, Olivia B. Merilahti.

Et là la claque ! Sigur Ros, groupe de space rock expérimental islandais (non ce n'est pas une blague), faisait vibrer le public grâce à ses sonorités uniques & surtout le fausset du chanteur ultra charismatique, Jonsi, qui a la particularité de jouer de son instrument avec un archet (technique utilisée par Jimmy Page, notamment). Remarque : Jonsi est né aveugle de l'oeil droit et je n'ai rien remarqué sur les écrans géants. Bref, en live ce fut exceptionnel. Je conseille donc, rien que pour la tenue du chanteur (costume militaire bleu et blanc, chaussures Art de compétition, chaussettes fluo et petites plumes dans les cheveux, le tout avec classe, s'il vous plait).

Puis vint l'heure de clôturer le festival avec Radiohead. N'étant pas un fan de la première heure du groupe, j'ai largement apprécié leur prestation, essentiellement électro & un peu psyché sur les bords, le tout agrémenté d'un show vidéo ahurissant. J'ai attendu 2 heures les tubes "Karma Police" et "Creep", et j'attends toujours...

Concernant la polémique relative au fait que le festival est cher et financé uniquement par des apports privés, je vous conseille cet excellent article.

En 2009 la programmation devrait être énorme. Chapeau donc ! Un festival comme celui-là à Arras, ça relève de la prouesse.

Legendary !

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Les titres auxquels vous avez échappé : "Pas rabat-joie les Arrageois". "A gros con, gros con et demi" ;)

jeudi 3 juillet 2008

La mauvaise foi des journalistes

Impossible d'y échapper, hier l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a été libérée. Du reste, si on interrogeait les Français, on se rendrait vite compte qu'ils souffrent du syndrome Clearstream : on sait que c'est important mais on ne sait pas trop de quoi il s'agit...

Aux journalistes d'immédiatement parler de "récupération politique" par Nicolas Sarkozy et d'identifier clairement le sauveur : Alvaro Uribe, le même qui, pour obtenir un second mandat, refusait tout idée de négociation au profit de l'adoption d'une politique de combat et de lutte armée avec les FARC. Un message de fermeté, donc, qu'il se devait de conserver le plus longtemps possible.

A force de prêter au Président de la République des choix stratégiques et de faire automatiquement preuve d'aversion, la presse se décrédibilise clairement. Qu'il ait ou non pris les bons choix, qu'il s'accapare ou non cette victoire, le constat est simple : elle est libérée sous le mandat de celui qui a assuré mettre en œuvre "discrètement" tous les moyens pour permettre sa libération.

Quelle aurait été la folie des journalistes si l'otage avait succombé à l'issue de ces six années de captivité ?

En tête évidemment l'indigeste Marianne et le trop prévisible Bakchich.

Au moins on n'entendra plus Lorenzo qui, vous m'en voyez désolé, était devenu clairement insupportable.

mercredi 2 juillet 2008

Vivre dans le Web 2.0

"Les temps ont changé."

A l'heure du web 2.0, impossible d'échapper au phénomène des réseaux sociaux. Outre les personnes qui ne veulent pas devenir les victimes de l'emprise tentaculaire du Net (ou qui se sont arrêté à la case "Magnétoscope"), difficile d'y échapper...

Ainsi on citera Facebook qui permet de savoir où part en vacances le mec à qui tu as parlé une fois en soirée, on saura également s'il s'est fait larguer ou si son couple se porte bien... On ne ratera aucun de ses exploits en soirée (vomi, strip tease, ...). Comment faisait-on avant ? On s'arrêtait à l'image du "mec à qui tu as parlé une fois en soirée". Au-delà du caractère intrusif, on pourra connaître les passions et hobbies de tous ses "amis" avec plein de guillemets.

On connaîtra les goûts de tous grâce à, également, MySpace, Allocine, voire Deezer et aucune photo ne nous échappera (Picasa, FlickR).

Avec Copains D'avant, on retrouvera un mec sans envergure perdu il y a quinze ans dans une cour de récré, entre deux parties de marelle (en fait personne n'a jamais joué à ce jeu).

Twitter permettra de tenir informés tous ses contacts des moindres faits et gestes et, par extension, humeurs du moment.

Viadéo, LinkedIn ou Copains D'Avant Pro permettent de rester en contact avec d'anciens collègues et surtout d'en trouver de futurs, par voie de mise en relation.

Les détracteurs de cette ère du "tout vu, tout su et par tous" sont souvent les utilisateurs de ces plateformes, dans la lignée des émissions de télé réalité finalement. Quelle alternative ?

Racheter un magnétoscope et prendre 35 ans dans la vue.

"Demain tout ira mieux tu verras."

mardi 1 juillet 2008

Bons baisers de Bruges

Ma participation à la Fête du Cinéma fut mince : un film. Il fallait alors bien le choisir, je (nous) me suis tourné vers « Bons baisers de Bruges », réalisé par Martin McDonagh, et j’ai bien fait !

Colin Farrell dans le rôle de Ray, tueur à gages qui erre avec la mort accidentelle d’un enfant sur la conscience, me permet de livrer un concours de fous rires avec le voisin de derrière dès les premières minutes en déclarant, au beau milieu de Bruges (donc de nulle part) : « Ils filment des nains ». Par la suite le concours s’est étendu à … toute la salle.

Associé à Ken (le trop rare Brendan Gleeson), leur mission est d’attendre de nouvelles consignes d’Harry (Ralph Fiennes), le parrain nerveux et sentimentalo-plein de principes, depuis leur piole louée dans un hôtel de… Bruges. Tout le monde en prend pour son grade : le milieu de la drogue, les prostituées (forcément), l’Eglise, le suicide, les skinheads « pédés », les nains (le thème du suicide chez les nains y est abordé, si si !), le racisme, les Belges une fois. Ajoutez à cela un humour noir festif et décapant régi par des « principes » chers à chaque personnage, un rythme binaire (humour / violence sordide, violence sordide / humour) et une charmante actrice française, Clémence Poésy, et vous obtenez un petit bijou du cinéma que je vous recommande. Ajoutons à cela que le film permet de livrer des réflexions sur les apparences (scène finale) & pourquoi pas sur l’image de la Belgique, comparée à l’Enfer, dans le monde.

Un passage culte :

Ray, qui invective Jimmy le nain (rôle géant) qui prend de la Kétamine (qui permet d’anesthésier les chevaux) : « Tu ne m’as même pas salué ce matin sur la place publique ».

Jimmy : « Je n’ai vu personne ce matin, ni toi, ni qui que ce soit, j’ai pris de la ketamine, j’ai parlé à un cheval, peut-être ».

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Les titres auxquels vous avez échappé :

« McDonagh, c’est tout ce que j’aime »

« MacDona(gh) a un côté Guy Ritchie » (pour les puristes celui-là)