jeudi 3 juillet 2008

La mauvaise foi des journalistes

Impossible d'y échapper, hier l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a été libérée. Du reste, si on interrogeait les Français, on se rendrait vite compte qu'ils souffrent du syndrome Clearstream : on sait que c'est important mais on ne sait pas trop de quoi il s'agit...

Aux journalistes d'immédiatement parler de "récupération politique" par Nicolas Sarkozy et d'identifier clairement le sauveur : Alvaro Uribe, le même qui, pour obtenir un second mandat, refusait tout idée de négociation au profit de l'adoption d'une politique de combat et de lutte armée avec les FARC. Un message de fermeté, donc, qu'il se devait de conserver le plus longtemps possible.

A force de prêter au Président de la République des choix stratégiques et de faire automatiquement preuve d'aversion, la presse se décrédibilise clairement. Qu'il ait ou non pris les bons choix, qu'il s'accapare ou non cette victoire, le constat est simple : elle est libérée sous le mandat de celui qui a assuré mettre en œuvre "discrètement" tous les moyens pour permettre sa libération.

Quelle aurait été la folie des journalistes si l'otage avait succombé à l'issue de ces six années de captivité ?

En tête évidemment l'indigeste Marianne et le trop prévisible Bakchich.

Au moins on n'entendra plus Lorenzo qui, vous m'en voyez désolé, était devenu clairement insupportable.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

hum ta ligne éditoriale est prisonnière en Colombie aussi ?

Personne a dit…

Yann, formé à la même école :)

Florent a dit…

Hépathique elle aussi, en effet.

non, je peux pas, beaucoup trop gratuit, oublie celle là...